C’est fait. Je suis marathonien. J’ai franchi la ligne d’arrivée du Marathon de Paris en 3h31’45 ».
Quand j’ai commencé ses épisodes, mon but était de passer sous la barre des 4 heures. Au fil des semaines, l’entraînement payant, on a mis le curseur sur 3h30. Rater cette barre pour 1 minute et 45 secondes pourrait être frustrant, mais ce n’est absolument pas le cas. Je suis fier de chaque seconde de cette course. Voici le récit de ce dimanche inoubliable et le bilan de ces mois de sacrifices.
🏁 Le Jour J : Le récit de la course
Le sas et l’attente (Le test de patience) : Convoqué pour 8h40 dans le sas 3h30, le monde était tel que nous ne sommes partis qu’à 9h20, par petites vagues. L’attente dans le froid a été longue, sauvé par la chaleur humaine au milieu de la foule ! Mais dès que la ligne est franchie, la ferveur du public (présent sur les 42 km !) efface tout.
Le premier Semi (La balade de santé) : Les 20 premiers kilomètres ont été incroyablement faciles. Les jambes tournaient toutes seules. J’aurais pu aller bien plus vite, mais j’ai respecté le plan à la lettre. Sur un marathon, l’arrogance se paie cash, donc je suis resté sagement sur mon allure.
Km 30 à 38 (Le vrai visage de Paris) : C’est là que le marathon a commencé. Le passage sous les ponts et les tunnels, les montées, les descentes, un peu de pavés… ça casse le rythme. Et puis, ce fameux faux-plat montant du 36 au 38ème kilomètre. C’est ici, dans cette difficulté, que j’ai perdu la minute cruciale pour le sub-3h30.
- Le boost émotionnel (La voix des proches) : C’est exactement dans ces moments de dureté que j’ai écouté des messages vocaux laissés par ma famille et mes amis. Entendre leurs encouragements au beau milieu de la course a été un boost incroyable, une véritable décharge d’adrénaline qui m’a porté et m’a redonné le sourire quand le physique commençait à piocher.
La fin de course (L’intelligence face aux crampes) : Sur les derniers kilomètres, j’ai voulu relancer la machine. Mais mes cuisses m’ont envoyé un signal d’alerte immédiat : des débuts de crampes. J’ai pris la décision de rester sur mon allure habituelle. Le but était de franchir la ligne dignement, pas de finir en marchant ou blessé pour grappiller 60 secondes.
Le binôme (L’arme secrète) : J’ai fait toute la course avec mon pote. Nous avons passé la ligne ensemble. Même sans se parler sur la fin, avoir quelqu’un à ses côtés qui vit la même souffrance et le même objectif, c’est un atout mental inestimable.
💧 Le débrief de la logistique (Nutrition & Hydratation)
Côté nutrition, le plan a fonctionné : un gel tous les 5 km pour maintenir l’énergie. Le petit bémol vient de l’hydratation. Courir avec le Camelbak était un bon choix, mais les ravitaillements en eau de l’organisation se faisaient avec des éco-gobelets. Remplir un gobelet ou boire dedans en courant à cette allure, c’est un cauchemar. Il m’a sûrement manqué ce tout petit surplus d’eau sur la fin pour repousser totalement l’alerte des crampes. Avec le recul, je réalise que le cardio était prêt pour les 3h30, mais que la carrosserie a atteint ses limites : un travail de renforcement musculaire ciblé sur les cuisses m’aurait sûrement protégé de cette casse de fibres et des crampes de fin de course.
⚖️ Le Bilan de la Préparation : Les clés du succès
Si j’ai pu réaliser ce chrono sans m’écrouler, ce n’est pas par magie. Ce marathon m’a appris que l’entraînement invisible compte autant que les kilomètres avalés :
La régularité : Trouver le temps de caler 4 entraînements par semaine, qu’il pleuve, qu’il vente, ou qu’on soit fatigué. C’est la base de tout.
Les sacrifices payants : Les deux derniers mois sans alcool, avec une nutrition pesée et millimétrée, ont été le vrai « game changer ». C’est contraignant, mais c’est le prix à payer pour arriver sur la ligne de départ avec un moteur neuf.
🛋️ L’après-course et le fameux « Blues du Marathonien »
Aujourd’hui, la récupération se passe bien. Mes quadriceps sont en feu (la descente des escaliers est un sketch digne d’un film comique), mais le reste du corps va très bien et j’ai retrouvé un sommeil de plomb.
Pourtant, je ressens ce que les anciens appellent le « blues du marathon ». Pendant des mois, cet objectif a dicté mon emploi du temps, mes repas, mes week-ends. Aujourd’hui, il y a un petit vide. La solution ? Laisser reposer la carrosserie, et repartir vite sur un nouvel objectif ! Avec la « caisse » que je viens d’acquérir, je vais me tourner vers des distances plus courtes et plus explosives, comme un 10 km ou un Semi-Marathon, pour aller chercher des beaux chronos.
La machine est lancée, ce n’est que le début. Merci à tous d’avoir suivi cette aventure !
Le marathon vous fait rêver mais le défi vous fait un peu peur ? Franchissez le cap ! Mes messages vous sont grands ouverts : que ce soit pour récupérer mon plan d’entraînement, glaner quelques astuces sur la nutrition, ou juste échanger pour trouver la motivation de chausser les baskets, je suis totalement disponible !
On se suit sur Strava ? Pour voir mes traces GPS et mes stats en temps réel, rejoignez-moi ici : 👉 https://www.strava.com/athletes/rugbytransferts
Mon matos :
- Chaussures : Mizuno Neo Zen.
- Ecouteurs : Shokz
- Nourritures :Nutripure, Maurten, STC,
- Equipements : Booster BV sport, Home Trainer, Sac à dos d’hydratation
Nico
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Bruno Lancelle, né en 1986 à La Seyne-sur-Mer (Var), aujourd’hui Kinésithérapeute, est un ancien joueur de rugby à XV qui évoluait au poste de demi d’ouverture, passé par Toulon, Lyon, Provence Rugby, La Seyne-sur-Mer, US bressane, Lille et Hyères.

![[Épisode Final] Marathon de Paris – 3h31'45", le sacre, les frissons et le bilan d'une aventure hors norme 6d9dc63c e319 4f99 b1a4 8e890e9f5198](https://www.rugby-transferts.com/wp-content/uploads/2026/04/6d9dc63c-e319-4f99-b1a4-8e890e9f5198.jpg)




![[Épisode 17] Marathon de Paris – Coup dur pour le binôme et début de l'affûtage download](https://www.rugby-transferts.com/wp-content/uploads/2025/12/download-680x328.jpg)
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