Cet ancien joueur dézingue le rugby pro!

Posté par redac le 25 février 2017

Dans une interview accordée au magazine suisse Le Temps, Guillaume Boussès, ancien joueur de Toulouse, Biarritz, Bourgoin, du Stade Français, du Racing 92 et d’Oyonnax livre un constat amer du rugby professionnel.

En 1ers sont visés les entraîneurs et leurs relations avec les joueurs. « Le joueur est vraiment considéré comme un mouchoir. On te prend, on t’utilise, on t’essore bien et quand tu n’as plus rien à offrir, on ne te connaît plus. »
L’ex-centre en profitera pour démonter Fabien Galthié qui l’a entraîné lors de son passage au Stade Français. « Et ce type est consultant en RH chez Capgemini et est le chouchou des médias? C’est un très bon coach qui connaît très bien le rugby mais pour moi, humainement, il a de gros problèmes. Je connais d’autres joueurs qui ont vécu la même chose et qui, pour certains, ne s’en sont pas remis et ont disparu. »

Il se montre également très inquiet quant à l’avenir de ceux qui n’auront pas un certain nombre de sélections avec les bleus « Tous ceux qui n’ont pas 50 capes en équipe de France, je ne sais pas ce qu’ils vont devenir. Ils n’ont pas gagné suffisamment pour être rentiers, ils n’ont pas un nom pour faire consultants à la télé, ils ne sont pas restés suffisamment longtemps dans un club pour y nouer des liens avec le tissu local. »

Boussès évoque aussi la mise en danger de la santé des joueurs « Des jeunes n’hésitent pas à prendre des compléments alimentaires, et peut-être des produits illicites, pour allonger les fibres musculaires. Les produits autorisés ne sont pas tous testés, il en arrive de partout. Il y a aussi toute cette omerta au sujet des chocs, des commotions. »

L’actuel entraîneur du Servette de Genève qui évolue en 1ère série (Comité du Lyonnais) semble donc totalement écoeuré du rugby professionnel, au point de ne plus pouvoir en regarder à la télévision. « J’ai voulu m’y remettre. Je me suis un peu forcé pour le Tournoi et puis, aux premiers commentaires de journalistes qui se trompaient sur les noms ou confisquaient le micro pour se mettre eux en valeur, j’ai coupé. »

Un point de vue qui rejoint celui de plusieurs joueurs issus de cette génération.

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