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Montpellier tue-t-il la formation française ?

maillot AFS (Romina Facchi) 113
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D.R.

A Montpellier, on a beaucoup critiqué le recrutement de Jake White, tourné essentiellement vers le Super 15 et l’Afrique du Sud et le départ des joueurs français.

Entre le pilier Jannie du Plessis (Sharks), son frère et talonneur Bismarck du Plessis (Sharks), l’ouvreur des Stormers Demetri Catrakilis, le pilier Schalk Van der Merwe (Stade Français), l’arrière François Steyn (Sharks), l’arrière australien Jesse Mogg (Brumbies), les troisièmes lignes sud-africains Wiaan Liebenberg et Pierre Spies (Blue Bulls) c’est une équipe 100% sudiste qui pourrait être alignée en Top 14 ou en Champions Cup du côté du stade Yves du manoir de Montpellier.

Le président Mohed Altrad, est revenu sur cette « politique ». Après une saison compliquée, il ne voulait plus revivre la même déconvenue. « On n’a pas plus recruté à l’étranger que ne le permettent les règles. Comme beaucoup de clubs ambitieux, nous avons cherché à prendre les meilleurs joueurs d’où un recrutement qui marque les esprits. Mais de grands joueurs ne font pas forcément une grande équipe. » Dans cette équipe, les François Trinh-Duc, les Fulgence Ouedraogo ou les Marvin O’Connor font parfois figure d’anomalie… Le président héraultais affirme que le club de Montpellier gardera son identité régionale malgré tous ces joueurs du Sud et un entraîneur Sud-Africain. « L’identité de Montpellier n’est pas une chose figée. Elle doit même évoluer avec la société. Montpellier n’efface pas tout son passé mais il se professionnalise. Notre charte de recrutement ne fait pas de distinction d’origine. Nous voulons privilégier notre région mais si on trouve un Toulonnais qui correspond à nos attentes, on le prendra. C’est une démarche clairement opportuniste. Il y a un risque quand on touche aux racines solides, mais c’est une bonne chose quand on coupe les racines qui ne le sont pas… L’identité de club français est imprégnée au MHR, nous la respecterons. Jake White prend ainsi des cours de français avec l’objectif de le maîtriser à Noël. Il devra s’exprimer en français devant les joueurs et devant la presse. » Quelques jeunes joueurs français ont leur chance avant le retour des internationaux comme Kelian Galletier le troisième-ligne centre mais ils sont rares. « Nous faisons tout pour être dans le haut niveau a expliqué le président Altrad. C’est le cas notamment au centre de formation qui bénéficie aujourd’hui de moyens comme jamais auparavant. J’entends que les jeunes n’auront pas leur chance mais c’est faux : six à sept d’entre eux, membres du centre de formation, s’entraînent ainsi avec l’équipe première ; ils ont leur chance. » A eux de la saisir au milieu des nouveaux galactiques du MHR.

Pour vous, la nouvelle politique de recrutement du MHR est-elle en train de tuer la formation française ? C’est la question de notre nouveau débat.

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