Montpellier : Le président Altrad prend la parole

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Mise à pied de Fabien Galthié, arrivée de Jake White en tant que consultant, l'actualité est chargée ces dernières heures du côté de Montpellier.

Discret jusque là, le président du MHR Mohed Altrad a pris la parole face à la presse ce mardi. Morceaux choisis.

Pourquoi maintenant ? "Cela fait tout de même deux ou trois mois que la situation est ce qu'elle est. Je ne vous apprends rien en vous disant qu'on a perdu huit de nos neuf derniers matchs. C'est assez rare pour un club de rugby, quel que soit son niveau. Pourquoi avoir tardé? C'est du management, chacun a son style, j'ai le mien. Et je ne crois pas qu'il faille se précipiter. Il n'était ni utile ni raisonnable de prendre des décisions fortes immédiatement après une, deux ou trois défaites. Mais au bout de huit défaites sur neuf, il faut réagir. J'ai un club à sauver, des salariés dont je dois m'occuper, une ville qui me regarde, une région qui nous supporte, des spectateurs... Je ne crois pas que ce soit une décision prématurée."

Galthié a-t-il encore un avenir à Montpellier ? "Il est salarié du club, avec un contrat de travail qui se poursuit. On verra bien quel est son comportement, quels sont ses projets. Il a quinze jours, on lui a demandé de réfléchir à l'avenir du club, à la façon de travailler, et de revenir avec des projets pour ce club. En attendant, on ne peut pas rester sans réaction, donc on a apporté des compétences. On ne peut pas ne pas se demander: a-t-on la compétence technique, managériale, sportive, capable d'arrêter cette mauvaise série? Donc nous sommes allés chercher cette compétence extérieure, en la personne de Jake White, qui a une notoriété mondiale, qui est champion du monde, qui a entrainé deux clubs de Super Rugby avec à chaque fois des participations aux demi-finales voire à la finale. Il sera là à titre de consultant pour six mois. On a aussi été cherché un entraineur des avants, Shaun Sowerby, qui entrainait les Southern Kings, et qui a pris en main aujourd'hui les avants de Montpellier. Il a donc un contrat d'entraineur."

Une collaboration entre White et Galthié est-elle envisageable ? "Dans l'absolu, oui. Mais je ne peux pas l'assurer, dans un sens ou dans l'autre. L'un a un contrat de travail qui se poursuit, l'autre est consultant. Donc c'est possible, mais il faudra voir le comportement des uns et des autres. Pour ma part, je n'ai pas de souhait, j'essaie de gérer le club au mieux. Ce que j'ai fait par le passé est tout de même notoire. Je suis arrivé en 2011, et si vous regardez l'effectif, il ne reste que trois joueurs. Tous les autres sont nouveaux, il n'y a que des stars. Galthié parlait de son équipe "Playstation", on lui a donnée. On lui a donné les moyens, on lui a donné ce qu'il voulait. Il a dit à plusieurs reprises qu'il n'avait jamais eu un président qui lui avait autant donné, qu'il n'avait jamais eu autant de stars dans son équipe. Il a tout ce qu'il veut, et c'est à lui d'en faire quelque chose, de bonifier ce groupe, d'en faire une équipe. L'addition de stars ne fait pas nécessairement une équipe performante. Avec beaucoup de modestie, en terme d'effectif, on n'a rien à envier à Toulon, à Toulouse, à Clermont. Il ne faut pas s'affoler non plus, on est huitièmes, et si on gagne un match, ça peut rebasculer très vite. Mais si on perd, on peut basculer dans une autre aventure."