Le recrutement du MHR en fait-il un favori pour le titre ?

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D.R.

Montpellier s’affirme depuis plusieurs saisons maintenant et ce depuis l’arrivée de Fabien Galthié en 2010 comme une force sure de notre championnat. 

Très actif sur le marché des transferts et auteur d’un début de saison tonitruant, le club montpelliérain a-t-il l’effectif pour franchir un cap, et passer du statut d’outsider à celui de favori ? 

Les sept premières journées pousseraient à répondre par l’affirmative. Les recrues, dont les noms ne sont pas aussi ronflants que ceux de Toulon ou du Racing, apportent malgré tout entière satisfaction. Certains joueurs sont arrivés dans l’ombre d’autres grandes stars du championnat (Habana, Sexton, Lydiate), ce qui leur permet d’évoluer sans pression. C’est le cas notamment du demi de mélee Jonathan Pelissié, qui a marqué les esprits après ses prestations contre Toulouse et Clermont, mais aussi des revanchards talonneur Mickael Ivaldi et arrière Anthony Floch, très peu utilisés par Toulon et Clermont l’an passé.

La nouvelle paire de centre étiquetée hémisphère sud, formée par le puissant néo-zélandais Tuitavake, très rugueux sur l’homme, et une des recrues vedettes de l’intersaison, le centre springbok Olivier, apporte entière satisfaction. Le pack s’est renforcé avec des hommes d’expérience, le pilier international Nicolas Mas en tête, accompagné de son ancien coéquipier à Perpignan, le deuxième ligne Robin Tchale-Watchou. L’ailier Lucas Dupont, grand espoir français à son poste, pourrait exprimer tout son potentiel dans les prochaines semaines, en attendant l’arrivée du all-black Rene Ranger, très attendu. Le résultat est pour l’instant à la hauteur : match nul contre Toulon, 25-0 infligé à Toulouse et pas moins de 43 points passés à Clermont, il devient difficile pour les héraultais de se cacher. Reste à savoir comment l’équipe assumera ce nouveau statut si les résultats venaient à être confirmés. C’est un des grands enjeux de cette saison.

Le recrutement du MHR en fait-il un favori pour le titre ? C’est notre débat.