La Rochelle est-il assez armé pour le Top 14 ?

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D.R.

Après avoir gagné sa place en Top 14 au terme d’une finale d’accession magistralement maitrisée face à Agen, le Stade Rochelais débarque au sein de l’élite avec le statut de « petit poucet », tant le championnat n’a jamais semblé aussi homogène.

Il est vrai qu’au premier abord, on voit mal comment les Jaune et Noir peuvent s’en sortir, au vu des confrontations qui les attend. Néanmoins, plusieurs éléments jouent en faveur des Maritimes à l’orée de cette saison, sur lesquels ils trouveront sans doute des sources de motivation. En premier lieu l’exemple de Brive, qui a démontré la saison passée qu’une ossature conservée et un gros pack permettaient de bien figurer en Top 14. Or, le paquet d’avants rochelais, avec Uini Atonio en chef de file, était sans doute le plus craint de Pro D2. Second point, le fait de ne modifier qu’à petites touches l’effectif devrait permettre aux joueurs de commencer une nouvelle saison sans trop chercher les automatismes qui peuvent manquer à l’appel après un recrutement conséquent.

Enfin, le recrutement, justement, a de quoi engendrer certains espoirs, de bonnes affaires ayant été réalisées par les dirigeants. On pense aux arrivées de joueurs rompus aux joutes du Top 14, à l’image du pilier Thomas Synaeghel, ou des colosses Jone Qovu (80 rencontres de Top 14 disputées) et Jason Eaton, qui compte pas moins de 14 sélections chez les Blacks. Au sein d’une équipe qui dispose déjà dans ses rangs de l’ailier Sireli Bobo, l’expérience ne devrait pas faire défaut. La bonne surprise pourrait quant à elle venir de Jean-Pascal Barraque, qui a certes manqué le train toulousain mais dont les qualités sont indiscutables. A lui de confirmer tout son talent, entrevu lors de ses années biarrotes. Enfin, son nom est presque passé inaperçu au milieu des nouvelles recrues vedettes de l’hémisphère sud, mais l’ailier ou arrière Alofa Alofa, qui vient de remporter le Super Rugby avec les Warathahs, a les moyens de devenir l’une des terreurs du championnat, et constituer le facteur X de La Rochelle, celui capable de renverser à lui tout seul le cours d’un match.

Si la mission s’annonce délicate, le Stade Rochelais, à l’aide d’un recrutement intelligent réalisé sur de solides bases, et un public connu pour sa ferveur, a les moyens de rester en Top 14 et déjouer tous les pronostics. Surtout après un exercice qui a vu les deux promus se maintenir.

La Rochelle peut-il conserver sa place dans l’élite ? C’est notre débat.